Comment créer son propre compost ?

Bien-être
13/04/2022

Chaque année, nous produisons des centaines de kilos de déchets qui partent à la poubelle. Saviez-vous qu’en favorisant le recyclage de la matière organique, nous pouvons réduire de 20 à 30 % nos déchets ménagers, et diminuer les émissions de gaz à effet de serre liées au traitement de ces déchets.

 

 

 

Le compost, un phénomène naturel

 

Du latin « mis ensemble », le compost est un mélange de matières végétales en décomposition. En forêt, une plante retourne à la terre en se décomposant sur place. Ainsi, le sol se régénère grâce aux débris végétaux, devenant humus. C’est ce qui donne cette terre noire et cette odeur particulière que l’on sent dans les bois.

 

 

 

Bac et lombricompostage : deux façons de composter


  • Au jardin avec un bac à compost. Ce sont de grands bacs aérés pour garantir un bon taux d’humidité. En effet, la transformation naturelle s'opérera en présence d’eau et d'oxygène par le biais de micro-organismes tels que des champignons et des bactéries. Mais aussi de plus gros organismes tels que des vers, des insectes ou des acariens.

  • En appartement ou sur son balcon avec le lombricompostage. Cela consiste à composter ses déchets dans une boîte grâce à des vers de terre. Les vers se nourrissent de vos déchets et les transforment en humus.

 

 

 

Les étapes du compostage


 

#1 Installation


Pour le lombricompostage, placez une feuille de carton dans le fond du plateau pour éviter que les vers ne passent dans le bac collecteur de jus. Le carton laissera passer le jus et sera décomposé en quelques semaines. Pour le lombricompostage, on démarre généralement avec 250 g de vers minimum, soit environ 500 vers ou une bonne poignée. Les vers ont besoin d’un endroit calme, non exposé au soleil, relativement aéré, entre 15 et 25 °C.

 

#2 Composition

L’idéal est de suivre un mélange de 40 % de déchets verts - des déchets humides comme les épluchures de légumes - et de 60 % de déchets bruns - des déchets secs comme les feuilles mortes, petites branches ou papier-carton. En effet, si on ne met que des déchets de cuisine, on risque d’avoir un compost trop humide, et donc beaucoup de moucherons. Point important : plus vos déchets seront petits (-5cm), mieux les vers les décomposeront.

 

 

#3 Progression


Au lombricomposteur, augmentez la dose de déchets progressivement à partir d’une semaine, toujours coupés finement et en petites quantités. Une trop grande quantité de déchets par rapport à la quantité de vers leur serait néfaste, car les déchets ne seraient pas décomposés correctement et fermenteraient. Les vers mangent en moyenne la moitié de leur poids chaque jour, mais pas les déchets fraîchement ajoutés qui doivent d’abord être pré-décomposés par les bactéries et les micro-organismes.

 

#4 Entretien

 

Dans un bac, un bon compost doit être mélangé régulièrement, idéalement une fois par semaine. Ainsi, vous le faites respirer et vous mélangez les matières en fermentation avec d’autres, plus fraîches. Veillez toujours à bien conserver l’équilibre entre déchets humides (40%) et déchets secs (60%).

 

#5 Récolte 


Dans un bac au jardin, comptez de 8 à 12 mois pour un compostage. Quant au lombricompostage, comptez environ 3 mois. Quand le compost est lisse et homogène, bien noir et qu’il sent bon  comme du terreau, il est prêt !

 

#6 Utilisation



Au jardin, le compost est un engrais naturel et non polluant, un bon équilibre de macro-élements et d’oligo-éléments qui contribuent à la croissance des plantes et des fleurs.

  • Un compost jeune (6 mois environ) encore brun et grossier s’utilise en surface et en couche épaisse : en automne ou en hiver pour recouvrir le potager ou les plates-bandes dénudées, ou au printemps autour des plantes vivaces déjà bien développées, des arbustes ou des arbres en évitant que le compost touche le collet des plantes.

  • Le compost mûr (9-12 mois environ) qui sent bon et de couleur noire peut être utilisé pour vos plantations d’intérieur et d’extérieur (plantes ornementales, vivaces, semis potagers, gazon, arbres et arbustes...). Attention ne l’utilisez pas tel quel, mélangez-le à de la terre du jardin.

 

Transports, traitement des déchets, gaspillage alimentaire : en transformant vos déchets alimentaires en compost, vous avez un impact sur plusieurs sources de pollution, tout en fournissant un engrais d’excellente qualité à votre terre et à vos plantes.

Chaque geste compte pour protéger notre planète, notre maison, ou pour aider ceux qui en ont besoin. Ensemble, soyons des millions à donner le meilleur de nous-même et multiplions ces petits gestes qui ont un grand impact. Devenons des champions du quotidien et célébrons une victoire chaque jour.

Il existe de nombreuses façons d’agir et d’avoir un impact positif. L’important c’est de participer !

  • Je réduis mon empreinte carbone

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